Coronavirus à Montpellier

Au plus fort de l’épidémie, tandis que l’économie était à l’arrêt, chez T.Zic, on mettait les bouchées doubles. Tandis que la crise du Covid-19 sévissait, « nous avions énormément de sollicitations de personnes, qui voulaient savoir si nous pouvions les aider à résoudre leurs problèmes, confie Thomas Zunino, président et directeur technique de cette entreprise montpelliéraine, créée en 2016, spécialisée, à l’origine, dans la purification de l’eau par les rayons ultraviolets. La question n’était pas de savoir si nous allions faire quelque chose, mais plutôt ce que nous allions faire. »

Cette start-up, qui emploie 15 salariés, a mis au point un étonnant boîtier qui permet de désinfecter un téléphone portable, un stylo, une clé, un badge ou un masque, en tissu mais aussi chirurgical, en un rien de temps. Il suffit de plonger l’objet dans le boîtier Uvo Care, et la technologie LED UV se charge d’éliminer les virus, dont le Covid-19.

« Simple, rapide et efficace »

Avec une élimination assurée, se réjouit le directeur général de T.Zic, Thomas Séchaud, « de plus de 99,999 % des virus et des bactéries ». Avec des cycles de désinfection, sans aucun risque pour l’utilisateur, de 30 secondes à 3 minutes.

« Nous avons réussi à prouver que même au bout de 100 cycles de désinfection UV, les masques gardent la même propriété de filtration, note l’entrepreneur. C’est une solution simple, rapide et efficace. Cela permet de sécuriser, par exemple, le retour des salariés ou des clients sur le lieu de travail. Cela peut être un dispositif idéal pour un opticien, pour désinfecter rapidement les montures de lunettes après l’essayage des clients. »

Le prix : 349 euros. A destination, d’abord, des professionnels. Et des fous de high-tech, qui cherchent une solution pour faire disparaître les virus des objets du quotidien.

Un enjeu écologique

T.Zic, dont l’invention a été validée en laboratoire, prévoit déjà de produire 10.000 boîtiers Uvo Care cette année, soit un chiffre d’affaires de plus de 3 millions d’euros.

L’entreprise a également une position écologique, qui vise à « sortir de la problématique des masques à usage unique, avec les questions de pénurie ou de gestion des déchets que cela peut poser », note Thomas Séchaud. Désinfecter son téléphone portable avec ce boîtier, c’est autant de lingettes désinfectantes qui ne seront pas jetées, se réjouit l’entreprise, hébergée par la pépinière métropolitaine Cap Alpha, à Clapiers.